Entre terres et eaux

LES SITES LITTORAUX DE L’ÂGE DU BRONZE, SPECIFICITES ET RELATIONS AVEC L’ARRIERE-PAYS

Colloque international

Séance thématique décentralisée de la Société Préhistorique Française organisée en partenariat avec  l’Association pour la Promotion des Recherches sur l’Âge du Bronze

 

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Les littoraux ­– rives de lacs, lagunes, fleuves, mais aussi estuaires et franges côtières – ont constitué des milieux particulièrement attractifs pour les sociétés de l’âge du Bronze d’Europe occidentale. Leur occupation n’est toutefois pas continue et peut correspondre à des types d’installations variées, habitats ou sites spécialisés dans l’exploitation de ces biotopes. Les spécificités des installations en milieux humides ou actuellement immergés, dans leurs techniques de fouilles comme dans la nature des vestiges qu’elles livrent, tendent à faire de leur étude une discipline à part, ne favorisant pas leur confrontation avec les sites « terrestres ». L’objectif de ce colloque est donc de réunir des approches portant sur différents types de sites implantés dans ces zones d’interface entre la terre et l’eau, de réfléchir sur leurs spécificités et sur les relations qu’ils entretiennent avec les autres occupations localisées dans l’ « hinterland » ou arrière-pays. Ces questionnements peuvent se décliner en deux grandes thématiques :

 

1. Moteur et forme des occupations littorales

L’insalubrité réputée des milieux humides, associés à l’exposition à des maladies infectieuses comme le paludisme, est ancrée dans la pensée commune actuelle, si bien que ces lieux sont parfois considérés comme marginaux. Certaines données ethnologiques et historiques illustrent d’ailleurs des facteurs de contraintes dans la colonisation des milieux humides, tels qu’une surpopulation ou une pression territoriale consécutive à des conflits. Néanmoins, les zones humides et les littoraux constituent des niches écologiques attractives, riches en ressources, notamment halieutiques. À l’interface de milieux complémentaires, ils offrent en cela des potentiels économiques multiples. Pour l’âge du Bronze, période où les témoins de navigations se multiplient, l’organisation et le contrôle des échanges, parfois à longue distance, ont également pu constituer des facteurs d’installations sur ces lieux ouverts sur des voies de communication naturelles.

En analysant la forme, l’implantation et l’économie des sites, confrontés aux phénomènes historiques et culturels reconnus pour l’âge du Bronze, l’objectif sera de dégager des modèles et d’identifier des spécificités régionales. Pour cela une priorité devra être donnée aux approches pluridisciplinaires, combinant l’analyse de la culture matérielle et des données bioarchéologiques, dont la conservation est favorisée sur les sites ennoyés. Dans ces zones d’interface, l’évolution du milieu est particulièrement sensible, avec les phénomènes de remontée des eaux marines ou des lacs, l’aggradation des deltas et l’érosion des littoraux. Les approches géomorphologiques et paléoenvironnementales devront également être mobilisées et pourront faire l’objet de présentations spécifiques. Ainsi, le rôle déterminant des modifications climatiques sur les installations humaines, pour lequel les lacs alpins font figure de cas d’école, devra être discuté, notamment en ce qui concerne d’autres régions européennes.

 

2. Gens de l’eau, gens de la terre : relations entre les sites littoraux et l’arrière-pays

Ce titre, emprunté à P. Pétrequin, met l’accent sur la dichotomie existant entre les peuples habitant les littoraux et l’arrière-pays, pour laquelle les exemples ethnographiques abondent. Cette distinction des populations pourra être débattue pour la Protohistoire, à partir des données de la culture matérielle notamment. De même, les spécificités économiques de ces sites, qui exploitent des biotopes de nature différente, mériteront également d’être évoquées. Au-delà, c’est aussi la complémentarité dont font preuve ces occupations du littoral et de l’hinterland qui devra être interrogée. A-t-on affaire à des habitats autarciques ou existe-t-il entre eux des réseaux, des dépendances, voire des hiérarchies ? Cette analyse nécessite l’observation de plusieurs focales, au niveau d’un même ensemble géographique, mais aussi à l’échelle microrégionale, voire régionale. Cette thématique pose également la question de l’existence de sites spécialisés ou saisonniers, liés à une activité artisanale ou vivrière particulière, telle que la pêche.

Ce colloque est ouvert à tous les archéologues, bioarchéologues, géomorphologues ou paléoenvironnementalistes travaillant sur la question des occupations de l’âge du Bronze en contextes littoraux, en milieux immergés ou non, mais aussi sur les habitats de l’arrière-pays localisé à proximité de ce type de site. Le cadre géographique retenu est celui de l’Europe occidentale.

 

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Inscription obligatoire avant le 15 septembre 2017

Contacts

Secrétariat du colloque : etee2017[at]gmail.com

Webmaster : thibault.lachenal[at]cnrs.fr

   

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